Depuis 2001, plusieurs projets ont été réalisés en faveurs des femmes, afin qu’elles se prennent financièrement à charge, des enfants, pour leur assurer une scolarité de base, des anciens enfants soldats et autres jeunes en décrochage scolaire, auxquels des formations professionnelles sont proposées dans les métiers utiles et en pénuries sur place, et enfin des agriculteurs, pour assurer l'autosuffisance alimentaire de la région.
Grâce notamment à la formation professionnelle dans les métiers de la construction, le visage de Shabunda change. Les maisons solides en briques, avec des toitures en tuile, remplacent petit à petit les cases fragiles en terre et aux toits en paille et branches de palmiers.
À Shabunda, la Radio communautaire Mutanga permet à toutes les couches de la population de participer aux débats et d’y apporter ses idées. Dans ce territoire enclavé, sans liaison internet facilement accessible ni moyens téléphoniques, la radio est l’outil de communication par excellence pour envoyer des messages aux personnes vivant dans les villages éloignés du centre de Shabunda.
À Kalima, sur le territoire de Pangi, c’est toute une population qui peut profiter maintenant de sources de protéines animales (étangs piscicoles et unités d’élevage de petits bétails) à un prix abordable.
Les Projets d'Alliance Kivu
Rénovation de l'école primaire Yuyu à Shabunda
Ouverture d'un pensionnat mixte à Kasongo
Mise en place d'un système de parrainage d'enfants dans l'école
Relance de l'agriculture à Shabunda
Atelier de de fabrication artisanale de savons à Shabunda
Création d'une radio communautaire locale : Radio Mutanga à Shabunda
Création de centres de formation professionnelle à Shabunda : maçonnerie, menuiserie, briqueterie
Création de centres de formation professionnelle à Shabunda : tuilerie
Création d'un centre de formation professionnelle à Pangi : étangs piscicoles et production d'huile de palme
Achat d'un moulin à manioc
Installation des décortiqueuses à paddy (riz)
Création d'un centre d'exploitation et de démonstration des activités agro pastorale à Kabakita (sur le territoire de Shabunda)​

2001
Rénovation de l’école EPA Yuyu de Shabunda pour les élèves de l'enseignement primaire et secondaire.

En images

  • Quelques bâtiments avant la rénovation
  • Avant la rénovation
  • L'école Yuyu rénovée
  • La rentrée des classes
  • Les élèves dans une classe rénovée
  • Les nouvelles toilettes
  • Visite de Nelly à l’école Yuyu en 2010, 7 ans après la rénovation de l’école. L’équipe pédagogique.
  • Visite de Nelly à l’école Yuyu en 2010, 7 ans après la rénovation de l’école.
    Les élèves

Fiche technique

Ecole Yuyu
Description :
De septembre 2003 à avril 2004, le premier projet que nous avons soutenu et concrétisé a été la rénovation de l’école primaire de Yuyu, à Shabunda (Sud Kivu).

Le complexe scolaire EPA Yuyu était construit en briques cuites mais coiffé de tôles qui étaient à remplacer.
L’école comprenait douze classes opérationnelles et un bureau de direction. Six installations sanitaires en bois y étaient installées mais ne couvraient pas les besoins des élèves.

La population de l’école étant en progression, il fallait construire au moins quatre nouvelles classes.

Sponsors : 
Ecole de la Maillebotte (Nivelles, Belgique)
L’organisation « Luusu » des Lega de Belgique,
Les amis de Ciney à Shabunda,
Main-d’œuvre des parents d’élèves de l’école Yuyu
 

Budget : 10.000 USD.

Statut : Réalisé.

Aujourd'hui


Grâce aux dons l’école a été entièrement rénovée.
Douze classes supplémentaires ont été construites, y compris des latrines.
600 élèves fréquentent actuellement l’école.

En images

  • Feuilles de manioc touchées par la mosaïque (maladie qui détruit les feuilles et les racines)
  • Feuille de manioc touchée par la mosaïque
  • Visite sur le terrain - Patrick Dupriez (janvier 2010)
  • Visite sur le terrain - Bernard Deharre (janvier 2010)
  • Bernard
  • Champs cultivés avec des plantes améliorées de manioc.

Fiche technique

Relance de l'agriculture à Shabunda
Description :
Ce projet poursuit les objectifs suivants :
  • Accroître la production agricole par l’introduction de semences améliorées (achetées à l’INERA, l’institut agronomique de Bukavu).
  • Réhabiliter les activités socio-économiques de la population de Shabunda qui vit essentiellement de l’agriculture.
  • Assurer une alimentation suffisante et de bonne qualité.
  • Installer des champs semenciers : de manioc résistant à la maladie de la mosaïque, de patates douces, de maïs, d’amarantes et d’aubergines.
  • Distribuer les intrants agricoles, semences améliorées et outils aratoires aux paysans ciblés.

Le projet a démarré en décembre 2007 avec la mise en place de l’équipe d’encadrement composée d’un ingénieur agronome et d’un groupe d'ouvriers agricoles. 
 
Sponsors : 
  • la Loterie nationale pour 10.000 euros
  • la Commune de Nivelles : 4.800 euros

Budget : 14.800 euros

Statut : Réalisé.

Aujourd'hui

Comme prévu, la pérennité du projet est assurée par le système de rétrocession : 25-30% des récoltes sont rétrocédées par les bénéficiaires de façon à servir de semences de départ à un autre groupe de la population. En outre, des semences améliorées sont redistribuées de manière informelle et par solidarité aux familles ne faisant pas partie du projet. 

2008
Aider socialement et économiquement des jeunes filles (parfois mineures) ayant eux des enfants avec les militaires.

En images

  • Dans l'atelier savon
  • Coupe et emballage des savons
  • Nelly avec les femmes de la fabrique de savon (2010)

Fiche technique

Fabrication artisanale de savon à Shabunda
Description :
La population de Shabunda vit dans des conditions d’extrême pauvreté du fait de son enclavement. Un groupe a été particulièrement affecté : les jeunes filles (parfois mineures) ayant eux des enfants avec les militaires. Par ce fait, elles ont été rejetées par leur famille et la société. Seules et à la rue, elles ne peuvent pas subvenir à leurs besoins ni à ceux de leurs enfants.
Le projet s’est déroulé de la manière suivante :
  • Sensibilisation des autorités locales, militaires et coutumières. Cette première étape est primordiale pour le bon déroulement du projet.
  • Recrutement de l’équipe d’encadrement.
  • Sensibilisation de 20 jeunes mères identifiées comme étant les plus nécessiteuses : l’équipe d’encadrement a incité les jeunes mères à venir suivre la formation; un climat de confiance a été créé autour d’elles afin qu’elles puissent se reconstruire psychologiquement.
  • Mise en place du projet par l’achat du matériel et des fournitures nécessaires.
  • Formation des jeunes mères aux techniques de production artisanale de savon.
Sponsors : Commune de Nivelles

Budget : 2.300 euros

Statut : Réalisé.

Aujourd'hui

Depuis 2008, une cinquantaine de jeunes femmes ont suivi la formation. Aujourd’hui, ces formations sont financées grâce à l’effet « boule de neige » : les jeunes filles initialement aidées reversent un pourcentage de leurs revenus à l’association. Ainsi, l’association peut investir dans des matières premières destinées à un nouveau groupe. La pérennité de l’action est ainsi assurée.

2009-2011
Informer, former, communiquer, ouverture vers l’extérieur

En images

  • La maison de la radio en construction
  • Le personnel de la radio
  • Réunion du conseil de rédaction
  • Mademoiselle Francine, une animatrice de la radio
  • Madame Régine, présentatrice du journal
  • Le personnel devant la maison de la radio
  • Charles s'entretient avec le personnel de la radio

Fiche technique

Radio communautaire Mutanga
Description :
Le territoire de Shabunda est marqué par les conflits armés. La création d’une maison de la radio s’inscrit donc dans la dynamique de reconstruction et de réconciliation initiée après la guerre. Donner la parole à des citoyens longtemps traumatisés par la dictature et les violences fait de cette radio un formidable outil de guérison intérieure, de réconciliation, de paix, de formation et surtout d’ouverture vers l’extérieur.
Par ailleurs, elle permet à toutes les couches de la population de participer aux débats et d’y apporter ses idées. Dans ce territoire enclavé, sans liaison internet facilement accessible ni moyens téléphoniques, la radio est l’outil de communication par excellence pour envoyer des messages aux personnes vivant dans les villages éloignés du centre de Shabunda.

Shabunda ne disposant pas d’électricité, la radio fonctionne grâce à un groupe électrogène alimenté par du carburant. L’achat du carburant est financé par « le club des auditeurs ». Par quartier, un membre du club vend des plages horaires pour lancer des messages à la radio. Les fonds récoltés servent également à la rémunération du personnel (journalistes et opérateurs). Un autre club des auditeurs se trouve à Bukavu.  Il est chargé de la collaboration entre la radio Mutanga et la radio Okapi, d’une part, et de la récolte des fonds pour le fonctionnement de la radio à Shabunda, d’autre part.

Sponsors : 
  • Agence Wallonie-Bruxelles Internationale
  • Commune de Ciney

Budget : 5.000 euros

Statut : Réalisé.

Aujourd'hui

16 emplois permanents créés.
Fonctionnement autonome de la radio.
Des collaborations sont établies avec la radio Okapi (radio provinciale), les presses écrites de Bukavu et de Kinshasa.

2008
Un mini moulin à manioc à moteur a été acquis en vue d’alléger les corvées de la femme soumise au rude travail consistant à piler le manioc afin d’obtenir la farine pour la préparation du «bukali» ou «fufu», nourriture de base dans cette région.​

En images

  • Deux femmes en train de piler le manioc pour en faire de la farine
  • Mini moulin à manioc

Fiche technique

Achat d'un moulin à manioc
Ce projet est une extension du projet de relance de l'agriculture à Shabunda.
Description :
Ce projet est remarquable par son mode de gestion. Chaque ménagère donne deux mesures de farine à chaque passage au moulin. La farine ainsi récoltée est vendue sur le marché.  Les fonds obtenus servent à rémunérer l’opérateur du moulin et à acheter du carburant pour faire fonctionner le moulin. Par ailleurs, le premier groupe doit reconstituer le capital (450 $) pour qu’un autre groupe puisse acquérir un mini moulin à manioc.
Un mini moulin répond aux besoins d’une trentaine de familles seulement. D’autres villages souhaiteraient acquérir des moulins.  Toutefois, le temps d’attente pour réunir les bénéfices nécessaires à l’achat d’un moulin est relativement long.
C’est la raison pour laquelle, le financement extérieur d’un ou plusieurs autres moulins s’avère indispensable. 
 
Budget : 
Le budget total de ce projet s’élève à 1.100 euros composé comme-suit :
  • Achat du mini moulin, 450 euros
  • Transport (fret aérien), 200 euros
  • Indemnité du responsable du moulin (2 mois), 300 euros
  • Achat carburant (2 mois), 80 euros
  • Frais de gestion (bureau Alliance Kivu Congo), 50 euros
  • Frais bancaires, 20 euros

Statut : Réalisé.